Ca y est ! On a grandi, tout ça est derrière maintenant.
Et si on avait reflechi à cette phrase : "l'endroit dans lequel on évolut influence notre devenir", peut être aurions nous stoppé cette mascarade aussi futile qu'inutile plus tôt ? Et si seulement tu avais su que ton indifférence face à l'amour que j'avais pour toi influençerait ma vie toute entière jusqu'au plus profond de ma psychologie.
Cela a peut être fait grandir en moi une volonté cachée ou refoulée de faire souffrir, de faire souffrir en prenant ce(ux) que je n'ai pas eu... comme j'ai souffert lorsqu'elle t'a "pris à moi"Tu as fait naître en moi un désir de grandeur, d'inaccessibilité mais aussi une frustration. Seulement tu n'as pas fait que ça ! Tu m'as aussi fait comprendre combien l'apparence comptait jusqu'à m'en rendre malade et le plus marrant c'est que tu ne te doutes surement pas de tout ce que tu as changé en moi.
Quand tu es parti, tu restais Guiral, mon unique amour, celui que j'aimerais toujours. Je t'aimais, j'aurais pu mourir pour toi ! Et puis le temps a passé. Deux ans aprés ton départ, et même si mon attirance physique pour toi n'était plus et qu'elle avait été "projetée" sur d'autres personnes, tu restais toujours Guiral, celui pour qui je ferais n'importe quoi, même sans amour !
Il a fallu du temps avant que tu disparaisse totalement de mon esprit, au moins deux longues années, mais maintenant c'est fait ! Aujourd'hui je te comprends, du moins je comprends ce que tu ressentais il y a quatre ans de cela. Quand on repense à ma scolarité au collège tu es au premier plan bien sûr et j'ai peut être gardé toutes les "sequelles" psychologiques de tout ça, mais au fond, cela m'a fait grandir, réfléchir, me remettre en question aussi parfois.
Mais je ne sais toujours pas qui de nous deux était vraiment la victime ni si je doit te dire merci ou garder cette rancoeur à ton égard ...